Google déclenche un Aperçu IA sur la requête « balise alt ». Il répond en trois blocs suivis d'une relance, cite sept sources dont trois vidéos YouTube, et explique que l'attribut sert à deux choses : permettre aux lecteurs d'écran de décrire l'image, et aider les moteurs de recherche à indexer le visuel. Il conseille de rester entre cinq et quinze mots et d'y glisser un mot-clé « si cela est naturel ».

Nulle part cette réponse ne dit ce que devient une image quand c'est une machine générative qui lit la page. L'Aperçu IA ne se compte pas lui-même dans la liste des destinataires de l'attribut qu'il décrit.

Ce n'est pas un oubli de Google, c'est le reflet fidèle de son corpus source. En France, « seo image » pèse 260 recherches par mois et « balise alt » 170, ce qui en fait les deux meilleurs volumes encore libres sur ce blog. Derrière ces volumes, une doctrine complète, ancienne, et écrite pour deux lecteurs dont aucun n'est un moteur génératif.

Ce que j'ai mesuré le 29 août 2026. J'ai récupéré la documentation Google des fonctionnalités IA et celle des images, et j'y ai compté le vocabulaire de l'autre. J'ai compté les mentions d'image dans les documentations robots d'OpenAI, de Perplexity et d'Anthropic, avec à chaque fois un contrôle positif pour vérifier que la page était bien chargée et que le comptage ne portait pas sur le menu de navigation. Puis j'ai demandé les neuf pages organiques de la SERP « balise alt » avec l'agent utilisateur de PerplexityBot, et j'ai relevé pour chacune le nombre de balises img, l'état de leur attribut alt, le contenu de cet attribut, le nombre d'images de fond en CSS, et le poids des mots d'alt dans le texte total extrait. Le relevé a été passé trois fois.

La hiérarchie que Google écrit lui-même, et que j'ai déjà citée à moitié

La seule page où Google décrit ce qu'il attend d'un site pour les Aperçus IA et le Mode IA tient en 6 205 caractères de corps de texte. Le mot « image » y apparaît une fois. Ni « visuel », ni « multimodal », ni « texte alternatif » n'y figurent.

Cette occurrence unique est dans une liste de fondamentaux, et elle est immédiatement précédée de celle qui la commande :

Making sure that important content is available in textual form

Supporting your textual content with high-quality images and videos, when applicable

Deux lignes qui se suivent, et un rapport de subordination explicite. Le contenu important doit être disponible sous forme textuelle. Les images viennent en appui de ce texte, quand cela s'applique.

Je dois signaler tout de suite que ce n'est pas la première fois que ces deux lignes apparaissent sur ce blog. Je les ai citées en entier dans l'article sur le référencement YouTube face aux moteurs IA, et paraphrasées dans celui sur l'E-E-A-T en GEO. L'article sur la vidéo lisait la fin de la phrase. Celui-ci en lit le début, et la conclusion n'est pas la même.

L'asymétrie est celle du lieu d'hébergement. Une vidéo vit sur un domaine que vous ne possédez pas, ce qui déplace le problème vers la question de la propriété du contenu cité. Une image vit sur le vôtre. Vous en servez le fichier, vous en écrivez l'attribut, vous en choisissez le contexte. Personne d'autre ne peut corriger le problème à votre place, et personne d'autre n'en récolte le bénéfice. La différence est de nature, et non de degré.

La documentation image de Google ne connaît pas les moteurs génératifs

La page de référence de Google sur les images fait 12 189 caractères. J'y ai cherché le vocabulaire des surfaces génératives.

terme cherché        occurrences
AI Overview                    0
AI Mode                        0
AI features                    0
generative                     0
Gemini                         0
Lens                           0
alt                           16

Zéro sur les six premiers termes, sur une page qui compte seize occurrences de alt et qui décrit dans le détail les formats acceptés, les sitemaps d'images, l'élément picture et les attributs srcset. La doctrine complète de l'image en SEO est documentée dans un endroit qui ne fait aucun lien avec les fonctionnalités qui répondent aujourd'hui à la place des liens bleus.

Ce que cette page dit de l'attribut mérite d'être lu en entier, parce que la version courte qui circule en français en retire la moitié :

Google uses alt text along with computer vision algorithms and the contents of the page to understand the subject matter of the image.

Trois entrées, pas une. L'attribut, la vision par ordinateur, et le contenu de la page. L'attribut alt compte donc pour un canal sur trois dans la compréhension d'une image, et il est le seul des trois qui vous appartienne en propre.

Deux autres phrases de cette page comptent pour la suite. La première établit qu'une partie de vos visuels n'existe pas du tout pour un moteur :

Google doesn't index CSS images.

L'exemple qui suit oppose une balise img correcte à un div porteur d'un background-image. La seconde phrase déplace le centre de gravité :

Google extracts information about the subject matter of the image from the content of the page, including captions and image titles. Wherever possible, make sure images are placed near relevant text and on pages that are relevant to the image subject matter.

Le texte autour porte l'image, et non l'inverse. La même page ajoute que le nom de fichier donne des indices « très légers », formule qui devrait suffire à ranger l'optimisation des noms de fichiers au rayon des micro-optimisations.

Chez OpenAI, Perplexity et Anthropic, le mot n'apparaît pas

J'ai appliqué le même comptage aux trois documentations robots des éditeurs génératifs, en isolant à chaque fois le corps de la page pour ne pas compter les liens de menu, piège dans lequel un comptage naïf tombe immédiatement.

documentation          corps   image  visual  contrôle positif
OpenAI, docs bots      4 226       0       0  GPTBot          6
Perplexity, bots       5 789       0       0  PerplexityBot   8
Anthropic, support    20 036       1       3  ClaudeBot       5

Le contrôle positif est indispensable, et l'inspection des occurrences restantes l'est tout autant. Sur la page d'OpenAI, un comptage brut renvoie neuf occurrences d'« image » qui viennent toutes de la barre latérale du site de documentation : « Image generation », « Image inputs », « Images and vision ». Une fois le corps isolé à partir de la phrase d'ouverture, il n'en reste aucune, alors que « GPTBot » y apparaît six fois.

Les quatre occurrences qui subsistent chez Anthropic demandent le même examen, et je les ai lues une par une. Ce sont des liens du centre d'aide vers d'autres articles : « Can Claude produce images ? », « Custom visuals in chat and Cowork », « Use visual and interactive content on Team and Enterprise plans ». Aucune ne porte sur le robot. Ce chiffre de 20 036 caractères est d'ailleurs celui d'une page de centre d'aide dont la navigation ne se sépare pas proprement du corps, ce qui explique qu'il ne tombe pas à zéro comme les deux autres.

Ces trois éditeurs documentent leurs agents, leurs plages d'adresses IP, leurs règles robots.txt, parfois leur fréquence de passage. Aucun ne dit s'il télécharge vos fichiers images, s'il lit vos attributs alt, ni s'il applique un modèle de vision à ce qu'il récupère. Une absence de mention ne prouve pas une absence de traitement. Elle prouve une absence d'engagement, et elle interdit de construire une recommandation sur autre chose que la prudence.

Le relevé : 218 images, une seule sans attribut

J'ai pris les neuf pages organiques de la SERP « balise alt » en France. Ce sont les pages qui enseignent la pratique, et le panel a un intérêt particulier : ce sont des pages profondes, pas des pages d'accueil, ce qui répond à la limite que j'avais signalée dans le relevé de la veille sur nosnippet.

site                img  sans alt  alt=""  remplis  sur le sujet
userway.org          42         0      24       18             4
redacteur.com        53         0      18       35            12
adimeo.com           26         1      13       12             5
abondance.com         8         0       1        7             3
one.com              35         0       0       35             2
fr.wikipedia.org     10         0       2        8             0
accede-web.com       26         0       9       17             1
qodop.com             6         0       0        6             2
elementor.com        12         0      11        1             1
TOTAL               218         1      78      139            30

Le premier chiffre est une bonne nouvelle et il faut la dire. Une seule image sur 218 ne porte pas d'attribut alt du tout. La bataille de l'accessibilité, sur ce panel, est gagnée. Elle a été menée pendant quinze ans par des gens qui avaient raison, et les gestionnaires de contenu comme les thèmes modernes ont fini par intégrer l'attribut par défaut.

Le deuxième chiffre est neutre et souvent mal lu. 78 images sur 218 portent un alt="" vide, soit 35,8 %. Le geste est correct et non négligent : l'attribut vide déclare une image décorative et demande au lecteur d'écran de passer son chemin. Un séparateur, une icône de flèche ou un fond n'ont rien à décrire.

Le troisième chiffre est celui qui pose problème. Sur les 139 attributs effectivement remplis, 30 contiennent un mot du champ de la page elle-même, soit 21,6 %. La règle que j'ai appliquée est mécanique et je la donne pour qu'elle soit rejouable : un attribut est compté « sur le sujet » s'il contient l'un des radicaux alt, altern, image, accessib, balise, malvoyant, lecteur d'écran, référencement ou seo. Sur des pages entièrement consacrées à l'attribut alt, près de huit attributs remplis sur dix ne parlent d'autre chose.

Deux mesures complémentaires précisent le tableau. 39 des 139 valeurs sont des doublons d'un autre attribut de la même page, soit 28,1 % : un attribut répété est par construction du mobilier d'interface, pas du contenu. Et la médiane fait 2 mots, avec 94 attributs sur 139 qui tiennent en trois mots ou moins.

Enfin, le poids réel. Les 139 attributs remplis totalisent 511 mots, contre 15 466 mots de texte visible sur l'ensemble du panel. L'attribut alt représente 3,3 % des mots qu'un extracteur récupère sur ces pages. C'est un canal réel, mais c'est un canal étroit, et le traiter comme un emplacement à mot-clé revient à se battre pour 3 % de la surface.

Ce que ces attributs disent réellement

Les chiffres agrégés cachent le plus instructif, qui est le contenu littéral. Je l'ai relevé attribut par attribut.

Sur one.com, 35 attributs sont remplis, ce qui en fait la page la mieux notée du panel sur le critère du remplissage. Leur contenu est une liste d'étiquettes d'interface en anglais : « Chat icon », « Email Icon », « Website Builder Icon », « Domain Transfer Icon », « VPS Server Icon », « Security Shield Icon », « Two-Factor Authentication Icon ». Un moteur qui extrait cette page reçoit le mot « Icon » une douzaine de fois. Deux attributs sur 35 touchent au sujet de la page.

Sur redacteur.com, on trouve des chaînes de mots-clés nues : « seo balise alt », « seo balise h1 », « balise canonical seo », « Balise Title SEO ». Chacune apparaît deux fois. C'est exactement la pratique que l'Aperçu IA recommande en tête de SERP quand il conseille de « glisser un terme important », et c'est le même raisonnement que celui que j'ai démonté dans l'article sur le bourrage de mots-clés : une chaîne de mots-clés sans syntaxe ne produit pas un passage récupérable, elle produit du bruit dans un vecteur.

Sur abondance.com, 7 attributs sont remplis et 6 d'entre eux sont des bannières publicitaires répétées deux fois : « Maîtrisez enfin le fonctionnement du netlinking ! », « Formation SEO & GEO - Edition 2026 », « Brume : l'outil de génération de contenu IA ». Cette page mérite un arrêt, parce qu'elle montre la limite de ma propre règle de comptage. Le tableau lui attribue 3 attributs sur le sujet, puisque la bannière « Formation SEO & GEO » contient le radical « seo » et se répète deux fois. À la lecture, un seul des sept décrit réellement le sujet de la page. Sur une fiche de lexique consacrée à l'attribut alt, six septièmes des mots d'alt qu'un moteur extrait font la promotion d'autre chose.

L'écart entre 3 et 1 vaut pour l'ensemble du relevé : une règle par radicaux compte comme pertinent tout attribut qui contient le bon mot, y compris une publicité. Le 21,6 % du tableau est donc un plafond généreux, et la part réelle d'attributs qui décrivent le sujet de leur page est plus basse.

Sur userway.org, l'éditeur est un fournisseur d'accessibilité et cela se voit : « Chaton blanc avec des yeux noirs montrant sa patte », « La boue est brune, les pommes sont rouges, l'herbe est verte ». Ce sont de vraies descriptions, mais ce sont les illustrations de la leçon, pas l'information de la page. Deux autres attributs de cette même page contiennent le seul mot « alt », et un troisième le mot « presentation ».

La page la plus sobre du panel est aussi la plus dense. qodop.com ne porte que 6 images, aucune alt vide, une médiane de 13 mots, et des descriptions rédigées : « Capture d'écran de WordPress pour renseigner la balise ALT d'une image depuis la galerie de médias ». Un moteur qui lit cette phrase sait ce que montre l'image sans l'avoir vue. Sur ce panel de neuf, le site qui publie le moins d'images est celui dont les images racontent le plus. Neuf pages ne font pas une loi, mais la direction est nette.

Le fait enfermé dans l'image, bien plus lourd que l'attribut vide

Tout ce qui précède porte sur la légende. Le problème sérieux est ailleurs, et il est invisible dans un audit d'accessibilité, parce qu'un audit d'accessibilité vérifie qu'un attribut existe et non que l'information existe deux fois.

Prenez un tarif affiché dans un visuel de grille tarifaire. Un comparatif de trois offres exporté en PNG depuis un tableur. Un schéma d'architecture qui porte les seuls noms de vos composants. Un graphique dont le chiffre clé n'est écrit nulle part dans le corps du texte. Dans les quatre cas, la page affiche une information et n'en dit rien. Pour un lecteur humain, c'est un choix de mise en forme. Pour un moteur qui construit une réponse à partir de passages textuels, ce fait n'existe pas.

C'est le même mécanisme que celui que j'ai décrit à propos du rendu JavaScript, avec une cause différente. Là-bas, le contenu existe dans le code mais n'est jamais exécuté. Ici, il n'a jamais existé sous forme de texte. Dans les deux cas, le symptôme est identique et trompeur : la page s'affiche parfaitement dans un navigateur, elle se classe correctement dans Google, et elle est muette dans une réponse générative.

Le cas d'elementor.com dans le relevé illustre la variante la plus dure. Cette page porte 12 balises img, dont 11 en alt="" et une seule remplie, avec le nom de l'auteur. Elle porte en plus 9 images de fond déclarées en CSS, celles dont la documentation de Google dit qu'elles ne sont pas indexées. Sur 3 015 mots de texte visible, ses attributs alt pèsent 0,13 %. Toute sa couche visuelle est hors du champ de l'extraction, et il n'existe aucun réglage pour la rattraper : il faudrait réécrire le gabarit.

Le test tient en une phrase, et il ne coûte rien. Retirez mentalement toutes les images de la page. Si un fait disparaît, ce fait n'a jamais été lisible par un moteur génératif. Le problème relève de la rédaction et non du balisage. La correction se fait dans le corps du texte, jamais dans le code HTML de l'image.

Comment écrire un attribut alt pour un moteur génératif

Le conseil dominant, celui que l'Aperçu IA reprend en tête de SERP, dit : cinq à quinze mots, un mot-clé si c'est naturel, attribut vide pour le décoratif. Deux tiers de ce conseil tiennent. Le troisième est un reste de l'époque où l'attribut était un signal de classement d'image.

Ce qu'il faut en garder, et pourquoi.

L'attribut vide reste le bon geste pour tout ce qui est décoratif, et les 78 occurrences du relevé sont à mettre au crédit de leurs auteurs. Une icône n'a rien à dire, et un attribut rempli sur une icône dégrade le texte extrait au lieu de l'enrichir, comme le montrent les trente-cinq « Icon » de one.com.

La description factuelle reste le bon contenu, mais son destinataire change de nature. Un lecteur d'écran a besoin de savoir ce que montre l'image. Un moteur génératif a besoin de la même chose, à ceci près qu'il ne dispose d'aucun autre canal pour l'apprendre si votre texte reste muet. La formulation qui sert les deux est une phrase complète, avec un sujet et un verbe, du type de celles que rédige qodop. Une phrase se découpe et se cite. Une chaîne de trois mots-clés ne se cite pas.

Le mot-clé glissé dans l'attribut, en revanche, ne se défend plus. Il visait un classement dans Google Images, surface qui n'a aucun rapport avec la construction d'une réponse générative, et il occupe une place dans un canal qui pèse 3,3 % du texte extrait. Écrivez ce que montre l'image ; si le terme important y figure naturellement, c'est parce que l'image est pertinente, ce qui est le seul cas où sa présence a un sens.

Reste la vraie règle, celle qui ne figure dans aucun des neuf articles du panel. Le texte autour de l'image compte davantage que l'attribut de l'image, et c'est Google lui-même qui l'écrit quand il demande de placer les images « près d'un texte pertinent ». Une légende visible sous un graphique est du texte de la page : elle est extraite, elle est découpée, elle peut être citée, et elle sert aussi bien le lecteur qui voit l'image que le moteur qui ne la voit pas. Un attribut alt de quinze mots n'atteint que le second. Sur un visuel qui porte de l'information, la légende visible ne fait pas doublon avec l'attribut : elle est le seul emplacement qui travaille pour les deux publics à la fois.

Cela recoupe ce que j'ai écrit sur l'autonomie des passages : un passage doit se suffire à lui-même une fois détaché de la page. Un paragraphe qui dit « comme le montre le graphique ci-dessous » et qui s'arrête là ne se suffit pas. Le même paragraphe qui donne le chiffre en clair avant de renvoyer au graphique se suffit, et il perd zéro lecteur humain au passage.

Ce que cet article n'établit pas

Je n'ai pas mesuré si les robots des moteurs génératifs téléchargent effectivement les fichiers images. Le vérifier demanderait des journaux serveur filtrés sur les requêtes de fichiers .jpg et .png par agent utilisateur, sur une période assez longue pour être significative, exercice du type de celui que j'ai décrit dans l'article sur l'analyse des logs. Mon relevé porte sur les documentations, pas sur les comportements.

Je n'ai pas mesuré non plus si un modèle de vision est appliqué aux images récupérées. Les modèles concernés sont tous multimodaux en usage direct, ce qui ne dit rien du traitement appliqué dans une chaîne de récupération web, et aucun des trois éditeurs ne le documente. Cet article recommande donc la prudence, ce qui est une position par défaut et non une conclusion.

Le panel est de neuf pages, choisies parce qu'elles rangent sur une requête précise. Il est petit, il est spécialisé, et ses pages sont éditoriales : un panel de commerce en ligne, où l'image est un objet de vente et non une illustration, donnerait très probablement une distribution différente. Ce qui est établi ici vaut pour ce panel et pour cette date.

Enfin, une note de mesure. Sur les trois passes, une seule cellule bouge : one.com sert 35 ou 36 images selon la passe, ce qui décale le total de 218 à 219 et les attributs remplis de 139 à 140. Les chiffres publiés sont ceux des deux passes concordantes. Toutes les pages ont été demandées avec l'agent utilisateur de PerplexityBot, choix qui compte : une page servie à un navigateur et une page servie à un robot ne contiennent pas toujours le même nombre d'images.

Ce qu'il faut retenir

La seule page où Google décrit ses attentes pour les Aperçus IA et le Mode IA mentionne l'image une fois, et pour la subordonner au texte. Sa page de référence sur les images, qui compte seize occurrences de l'attribut alt, ne mentionne aucune surface générative. Les documentations robots d'OpenAI, de Perplexity et d'Anthropic n'abordent pas le sujet.

Sur les neuf pages qui enseignent la pratique en France, l'attribut est presque toujours présent, une image sur 218 en étant dépourvue, et il est rempli d'icônes, de logos et de bannières : 21,6 % des attributs remplis touchent au sujet de leur propre page, et l'ensemble pèse 3,3 % des mots extraits.

Trois gestes en découlent, dans cet ordre d'importance. D'abord, chercher les faits qui n'existent que dans un visuel, tarifs, comparatifs, chiffres de graphique, et les écrire dans le corps du texte : c'est le seul des trois qui change quelque chose à ce qu'un moteur peut citer de vous. Ensuite, transformer les légendes en texte visible plutôt qu'en attributs, parce qu'une légende sert les deux publics quand l'attribut n'en sert qu'un. Enfin, vider les attributs décoratifs et rédiger les autres en phrases, en cessant d'y loger des mots-clés.

Le premier de ces trois gestes ne se voit dans aucun outil d'audit technique, puisque tous vérifient la présence de l'attribut et aucun l'existence de l'information. C'est précisément le genre d'écart que couvre notre audit GEO.